Des enjeux différenciés en matière de santé dans les quartiers des grandes agglomérations

Des enjeux différenciés en matière de santé dans les quartiers des grandes agglomérations
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=3&ref_id=23646

Une configuration type des espaces urbains se dessine selon le profil des populations cibles des actions de santé publique : populations à bas revenu, personnes âgées et familles. La moitié des personnes démunies financièrement, dont l’état de santé est plus souvent dégradé, habitent dans des quartiers où la pauvreté est marquée, généralement proches des centres-villes. Une personne à bas revenu sur cinq habite au cœur de l’agglomération où l’offre médicale est concentrée, mais dont la patientèle est nombreuse et hétérogène. Le marché immobilier contraint d’autres populations pauvres à s’éloigner des équipements et à vivre dans des territoires peu denses où les actions de santé publique sont plus difficiles à mettre en œuvre. Les familles sont par exemple plus présentes dans ces quartiers périphériques moins bien équipés. Les personnes âgées sont surreprésentées dans des quartiers généralement situés à proximité des centres-villes où l’offre de santé peut répondre à leurs besoins.

Les interruptions volontaires de grossesse en 2013

Les interruptions volontaires de grossesse en 2013
http://www.drees.sante.gouv.fr/les-interruptions-volontaires-de-grossesse-en-2013,11504.html

Collection  Études et Résultats, - n° 924 juillet 2015
Annick Vilain, avec la collaboration de Marie-Claude Mouquet
 
En 2013, 229 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 217 000 en Métropole. Leur nombre est relativement stable depuis 2006 et varie peu chaque année. Il enregistre une hausse en 2013, après deux années de légère baisse : il est ainsi passé de 226 100 en 2010 à 222 200 en 2011, et 219 100 en 2012.
 
Le taux de recours est de 15,6 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France entière. Les femmes de 20 à 24 ans restent les plus concernées, avec un taux de 28,8. Les taux continuent à décroître chez les moins de 20 ans, avec 9,5 recours pour 1 000 femmes parmi les 15-17 ans (après 10,0 en 2012) et 21,8 parmi les 18-19 ans (après 22,0 en 2012).
 
Les écarts régionaux perdurent, avec des recours moyens toujours supérieurs à 18 IVG pour 1 000 femmes en Ile-de-France, Provence – Alpes-Côte d’Azur, Corse, Languedoc-Roussillon et dans les DOM. 

Estimations de l’incidence régionale et départementale des cancers en France métropolitaine, 2008-2010

Estimations de l’incidence régionale et départementale des cancers en France métropolitaine, 2008-2010
http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Estimations-de-l-incidence-et-de-la-mortalite/Estimations-de-l-incidence-regionale-et-departementale-des-cancers-en-France-metropolitaine-2008-2010

En France, les registres départementaux des cancers couvrent environ 20 % de la population. L’incidence régionale et départementale des cancers doit donc être estimée pour les territoires non couverts par les registres.

Les estimations régionales d’incidence réalisées précédemment en France métropolitaine utilisaient la mortalité (M) comme corrélat de l’incidence (I). Cette méthode était une déclinaison de celle utilisée pour estimer l’incidence des cancers en France métropolitaine. Elle supposait un rapport M/I, pour un sexe et un âge donné, constant dans toutes les régions ou, autrement dit, qu’une même incidence produit une même mortalité d’une région à l’autre. Les disparités de l’incidence régionale ainsi obtenues n’étaient donc que le reflet des disparités de mortalité. Ces limites étaient bien identifiées [Colonna 2008] mais les estimations n’avaient pas fait l’objet d’une validation. L’avantage des données médico-administratives (données hospitalières du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI), données d’affection de longue durée (ALD) de l’Assurance maladie) est de présenter une plus grande proximité avec l’incidence par rapport à la mortalité. Pour cette nouvelle édition des estimations régionales et pour celle des estimations départementales, trois méthodes - reposant sur trois corrélats - ont été évaluées et hiérarchisées. Ces trois corrélats sont la mortalité, le PMSI, les ALD........

La santé des élèves de grande section de maternelle en 2013 : des inégalités sociales dès le plus jeune âge

La santé des élèves de grande section de maternelle en 2013 : des inégalités sociales dès le plus jeune âge
http://www.drees.sante.gouv.fr/la-sante-des-eleves-de-grande-section-de-maternelle-en-2013%2c11486.html?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=15/06/2015+Communiqu%E9+de+presse+-+CP_sant%E9+des+%E9l%E8ves

Olivier Chardon, Nathalie Guignon, Thibaut de Saint Pol (DREES), Jean-Paul Guthmann et Marine Ragot pour la partie vaccination, Marie-Christine Delmas pour l’asthme, Louis-Marie Paget, Anne-Laure Perrine et Bertrand Thélot pour les accidents de la vie courante (InVS)
Dès l’âge de 6 ans, indicateurs de santé et habitudes de vie rendent compte de fortes disparités selon le milieu social. La prévalence de la surcharge pondérale et la santé buccodentaire en sont une illustration. En 2013, 12 % des enfants de grande section de maternelle sont en surcharge pondérale et 3,5 % sont obèses. L’enquête de santé scolaire réalisée en 2012-2013 confirme la stabilisation de la prévalence de la surcharge pondérale amorcée depuis 2006 et le maintien des inégalités sociales de santé.

Ainsi, les enfants de cadres ont de meilleurs indicateurs de santé : 7 % sont en surcharge pondérale et 1 % sont obèses, contre respectivement 16 % et 6 % chez les ouvriers. La proportion d’enfants de cadres ayant au moins une dent cariée s’élève à 8 % contre 30 % chez les ouvriers.

Les habitudes de vie sont aussi fortement différenciées socialement : les cadres ont des comportements offrant plus de place à la prévention et au recours aux soins, ce qui explique en partie les disparités de santé observées. Si 60 % de leurs enfants se brossent les dents plusieurs fois par jour, cette pratique ne concerne que 47 % des enfants d’ouvriers. Les enfants de cadres consomment aussi moins de boissons sucrées et passent moins de temps devant un écran.

Le rapport des Statistiques sanitaires mondiales fait le point sur les objectifs de la santé dans 194 pays

Le rapport des Statistiques sanitaires mondiales fait le point sur les objectifs de la santé dans 194 pays
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/world-health-statistics-2015/fr/

13 MAI 2015 | GENÈVE - 2015 est la date butoir pour les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies, des objectifs définis par les gouvernements en 1990 pour orienter l’action mondiale visant à mettre fin à la pauvreté. Le rapport de cette année des Statistiques sanitaires mondiales – publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), évalue les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs liés à la santé dans chacun des 194 pays pour lesquels on dispose de données. Les résultats sont mitigés.